Jeune graphiste et plasticienne diplômée des Beaux-Arts d'Angers (ESBA TALM) et titulaire d'un BTS Communication Visuelle, Séverine Coquelin expérimente divers outils oscillant le plus souvent entre photographie et dessin.

Ses recherches partent essentiellement d'images glanées au hasard de ses pérégrinations sur internet. Elle récupère et stocke minutieusement ses trouvailles (photos anciennes, gravures, typographies etc…) et les associe à des images de lieux "réels", de personnes ou d'espaces qu'elle photographie.

De cette banque de données découle tout d'abord un travail "graphique" sur ordinateur. Elle désincarne les images brutes récupérées ou créées (en les détachant de leur contexte initial) pour leur donner corps de nouveau. Elle les utilise et les réinterprète tout en se laissant influencer par elles et les "défait au profit de leur matière". En les décomposant, les déstructurant et les remettant en forme, elle conçoit ainsi les maquettes de ses futurs projets artistiques.

S'ensuit alors le "passage à l'acte plastique" (sorte de mise en abîme des maquettes préalablement réalisées) permettant de recréer un microcosme, un nouveau catalogue d'images et d'émotions. Dans une  volonté de créer un temps perpétuel, immémoriel et infini elle tente de représenter le visible comme apparition ; le réel devient aérien et suspendu.  Il s’agit de donner à voir l‘incertitude et la fragilité du visible.

Ses dessins ou photographies invitent celui qui regarde à combler les absences, à relier les morceaux, et à participer par là même à la création. Elle cherche à capturer un instant donné, montrer la matière dans sa chute, profiter de ses qualités et de ses imperfections en acceptant l'imprévu; dans l'intuition d'une autodestruction imminente.

 

 

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